Jean-Louis Borloo : « Réduire les coûts de production et de distribution »

REACTION. Nous avons posé deux questions à Jean-Louis Borloo à l’issue de la présentation de sa fondation « Energies pour l’Afrique ». Il milite pour constituer une agence qui réunirait des fonds publics internationaux afin d’électrifier le continent africain.

DIALOGUES DES CONTINENTS : Quels projets allez-vous soutenir ?

JEAN-LOUIS BORLOO : Je ne fais pas de projets. La fondation milite pour la prise de conscience de ce plan Marshall au niveau européen et français et pour une agence spécialisée disposant de ces 50 milliards d’argent gratuit. C’est du militantisme. L’Afrique choisira ses projets.

Comment peut-on réduire selon vous la fracture énergétique en Afrique entre zones rurales et zones urbaines ?

Cela passe par le financement et c’est bien l’essence de notre projet. C’est justement de réduire le gap entre la facture du peuple et le coût de production et de distribution. Parce qu’au fond, dans les grandes zones urbaines comme Abdijan, on a le financement pour faire les installations mais il faut souvent améliorer ailleurs un financement qui est instable. C’est évidemment le cas dans les zones rurales où l’on n’a pas les mêmes enjeux avec des montants beaucoup plus faibles, 50 000, 100 000, 150 000 euros, où là il faut une part de subvention beaucoup plus importante. Avec 50 milliards de vraies subventions et les effets de levier classiques, les financements des compagnies privées, des structures publiques internationales, on peut atteindre 250 milliards. Mais avec 50 milliards de véritable argent gratuit, on fait du très beau boulot.

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