COP 21 : les start ups, voix de l’Afrique

COP 21. En off de la COP 21 de décembre prochain à Paris se tiendra le Lab Africa pour promouvoir la voix des start up innovantes africaines dans un concert des nations qui a souvent oublié le continent.

« Depuis Rio, jamais la voix de l’Afrique n’a été entendue ou énoncée, à se demander si l’Afrique existe dans le concert des nations ».

Parce que l’Afrique n’apparaissait pas sur la photo de Copenhague en 2009, s’émeut Eric Bazin, initiateur du Lab Africa, c’est par la voix des jeunes entrepreneurs innovants que ce événement ouvrira ses portes du 2 au 11 décembre prochain à l’hôtel de l’Industrie à Paris. Ce rendez-vous qui se tiendra dans le cadre du off du sommet de la COP 21 sera dédié aux start-ups et visera à porter haut les énergies d’un continent, qui depuis suscite bien de l’engouement, dans des domaines qui ne sont pas strictement d’ordre climatique mais qui y participent : transports, villes durables, énergie, etc … D’autant plus que « six ans après, la croissance économique, la démographie, la gouvernance ont évolué».

« Un lieu où on se rencontre »

Premier du genre, le Lab Africa viendra s’articuler ainsi à chaque COP, « le Lab Africa a vocation à travailler entre la COP 21 et 22 sur les thématiques présentes »,  afin de « créer un lieu où on se rencontre, où on transmet pour que l’Afrique soit le moteur du changement ». La suivante se tiendra justement sur le continent africain, à Marrakech. « Marrakech est déjà appelée la Cop de l’Afrique »

L’événement réunira une centaine de start ups sélectionnées qui concourront pour bénéficier de prix et de tutorat de grandes entreprises comme Atos par exemple. Objectif : « faire jaillir des pépites ». Les conditions pour l’inscription : avoir un dirigeant de moins de 30 ans, une start up de plus de cinq ans d’existence, seront pris en ligne de compte aussi le caractère innovant, un modèle performant et duplicable. A l’exemple de ce jeune togolais qui a mis au point une imprimante 3D.

Trophées

Il y aura 9 nominés dans 2 catégories de prix qui pourront aller de 18 000 euros pour le premier à 10 000 euros pour les seconds avec des tutorats sur le management à distance qui accompagnera les start-ups.

De nombreux acteurs sont d’ores et déjà partenaires comme le CIAN (Conseil français des Investisseurs en Afrique), la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, la Maison de l’Afrique ou encore AfricaFrance. « Les entrepreneurs ont besoin de se retrouver au-delà des frontières pour exprimer leurs préoccupations, assure Eric Bazin. Le Lab est une caisse de résonance sans bataille d’experts pour des ONG qui ont des réponses à apporter sur le plan local ».

Sans attendre un résultat qui vienne d’en haut, les entrepreneurs entendent donc bien proposer des solutions qui viendront du terrain.

R.D.

 

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